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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 12:35

POURQUOI LA LOI NATIONALE CHINOISE NE S’APPLIQUE PAS A XITA (西塔)?!!

 

Enquêtes menées par des journalistes chinois et témoignages de militants sur « la Rue de la Viande de chiens » de XITA (西塔un quartier de la ville de SHENYANG (沈阳située au nord-est de la Chine)

GRAND MERCI AUX MILITANTS SUR PLACE

English version below (merci à Maxine)

Shenyang-map

 

La ville de YULIN (玉林) est très connue en raison de son massacre annuel de milliers de chiens. A XITA (西塔) c’est, TOUS LES JOURS, des dizaines voire des centaines de chiens sont sauvagement massacrés puis « consommés » :

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Goldens retrievers, Huskies, Chow-Chows… tous ces doudous encagés ne sont pas dans des animaleries mais dans des abattoirs ILLEGAUX.

 

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S’il est interdit d'abattre des chiens sans certificat de quarantaine, il est encore plus inacceptable d'abattre puis de vendre des chiens ayant contracté des maladies.

 

Afin d’en savoir plus, des journalistes ont mené, pendant une semaine, des enquêtes sur place.

Le premier jour vers midi : des agents du service de la quarantaine du quartier, de la ville et de la province (LIAONING辽宁) sont arrivés sur place. Devant eux, une rue –- habituellement animée est déserte. Toutes les boutiques ont fermé leurs portes, sans doute informées par on ne sait  qui ! «  C'est toujours comme ça : chaque fois que l'on vient, on ne trouve jamais personne», déclarent les agents.

 

MAIS QUI  DIVULGUE CES INFORMATIONS ?

 

Premier octobre 2014, CUI Tong, une militante chinoise, passée dans cette rue sanglante nommée HUICHUN LU (珲春路) avec des amis:

HUICHUN LU IMG_6962 IMG_6955

En moins d’une centaine de mètres, cette rue étroite, qui ne peut laisser passer que deux véhicules abrite une dizaine de boutiques où l'on tue et vend des chiens.

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Plusieurs cages se trouvent devant et dans chaque « boutique ». Des chiens morts, poils arrachés, sont accrochés devant les « boutiques ». Dans les cages, les chiens attendent d'être abattus. Devant une « boutique », un Satsuma blanc, enfermé dans une cage, se lamente,  tête baissée, la plupart de ses poils perdue. Derrière cette cage, six chiens éventrés, poils arrachés.

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« Je n'ai pas pu m'empêcher de sangloter » déclare la militante ». « Ce chien m’a fait vraiment pitié ». Après avoir discuté avec le « patron », j’ai sauvé ce chiens au prix de 20 yuans le kilo (soient environ 2,67 €)». 

Plus tard, l'examen du vétérinaire a révélé que ce chien était aveugle, souffrant de la Maladie de Carré et de diabète etc. Imaginons les conséquences sanitaires si ce chien était mangé par l'homme…

 

Sol maculé d’importantes taches de sang, odeurs nauséabondes, gémissements intermittents

 

« J'ai deux Golden retrievers, vous les voulez »? dit le « patron » d'une « boutique » au téléphone à CUI Tong. « A vrai dire, je n'ai pas envie de les tuer, mais si vous ne venez pas alors je les « liquiderai ». Accompagnée de journalistes, la militante s’est rendue à la « boutique ».

Dans une « boutique » à l’enseigne « Distribution CHEN Xiaoer (陈小二) », est installée une dizaine de cages métalliques, toutes remplies de chiens vivants. Dans deux cages se trouvent deux Golden retrievers, une odeur nauséabonde  monte au nez, d’importantes taches de sang couvrent le sol.

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« 3000 yuans pour ces deux Golden retrievers (soient environ 
400,6€)! On les vend pas séparément ! », hurle un homme d'une trentaine années.

« Mais avant c'était au poids, pourquoi avoir changé » ? répond CUI Tong. Si c'est au poids, c'est moins que 2000 yuans (soient environ267 €) ».

« Ces chiens ne peuvent pas être vendus aux poids, je les ai achetés chers alors je les vends chers. Pas de problèmes si tu ne me les achètes pas : quelqu'un de ANSHAN (une ville de la même province) les a déjà commandés » fait comprendre l'homme.

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Pendant ce temps, les patrons d'autres « boutiques » sont venus « faire affaires » : « Il y a un petit Golden retriever chez moi, je te le vendrai pas cher. Moi aussi, je suis quelqu'un qui aime et je n'ai pas le cœur à tuer ce chien de compagnie », souffle un homme d'une quarantaine années aux oreilles d'un journaliste.

Dans une autre « boutique », un petit Golden retriever est enfermé avec quatre chiens de grande taille dans une cage de trois mètres de long et un mètre de large. Dans un bac, trempent une dizaine de chiens morts. Dans un coin, quelques petits chiens sont blottis dans une cage et se regardent…

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Après négociation, une personne sort le petit Golden retriever de sa cage moyennant 350 yuans (soient environ 46,7€). Au même moment, retentissent des hurlements de douleur provenant de l'arrière-boutique. Une autre personne commence à arracher les poils de petits chiens tout justes tués.

 

Selon les commerçants, ces chiens de compagnie sont pratiquement tous des chiens volés

 

Les journalistes se sont rendus une fois de plus dans « la rue de la viande de chiens ». Dans une « boutique » à l’extrémité est de la rue, un homme de plus 30 ans et une femme d'une soixantaine années mangent.

« J'ai entendu qu'un Vieux vient souvent ici vendre des chiens de compagnie. Comment se fait-il qu'il a tant de chiens ? », demande le journaliste.

L’homme répond : « Écoute, dans cette rue, les chiens de compagnie sont pratiquement tous des chiens volés. Quel propriétaire pourrait envoyer son chien de compagnie ici ? »

« Même la bouffe ne peut pas t'empêcher de parler ! Qu'est-ce que tu racontes comme bêtises du matin au soir ?!» lui a dit la femme de 60 ans en lui lançant un regard furieux. Un peu plus tard, elle l'entraîne dans l'arrière-boutique.

« Qu'est-ce que tu veux comme chiens mon frère ? Moi, je peux les commander et on a toutes sortes de chiens. », dit un homme d'une trentaine année, coiffé avec une raie comme un voyou.

« On les commande ? Donc il y a des gens spécialisé en vol de chiens ? », teste le journaliste.

« Ne t'occupe pas de ça. De toute façon, je peux te trouver toutes les sortes de chiens que tu veux. Laisse-moi un numéro de téléphone si ça t’intéresse, je t'assure que le prix sera raisonnable ».

Durant toute la « visite », les commerçants épiaient les gestes des journalistes et des militants. Ils fermaient la porte de leurs « boutiques » chaque fois que quelqu'un voulait photographier ou filmer.

Un Golden retriever tout propre, perdu vraisemblablement depuis peu, a été « affranchi » au prix de 900 yuans (soient environ 120,2€). Dix heures plus tard, il a retrouvé sa maîtresse grâce aux réseaux sociaux. Lors de leurs retrouvailles, il s'est précipité vers sa maîtresse, en bougeant la queue sans arrêt. Cette dernière s'est mise à sangloter à en perdre haleine.

Tous les jours, des habitants ayant perdu leurs chiens viennent dans cette rue, espérant les retrouver. On y voit partout des annonces de recherche…

 

La plupart des chiens secourus sont malades, souffrant de la Maladie de Carré, de La parvovirose canine et de maladies cutanées

 

Une vingtaine de petits chiens a été sauvée. Les rapports médicaux vétérinaires ont abasourdi les gens : TOUS CES CHIENS souffrent de diverses maladies : Maladie de Carré, Parvovirose, diabète, maladies cutanées etc.

 

05 novembre 2014 :

Les journalistes sont retournés une fois de plus dans « La rue de la viande de chiens ».

J (journaliste) : « D'après les rapports médicaux vétérinaires, les chiens que l'on a sauvé ces derniers jours souffrent TOUS de maladies. Vous osez tuer et manger des chiens malades » ?

C (commerçants) : « Vous ne (les) achetez pas, alors on ne peut que les tuer et vendre leur viande. Nous, on ne va pas tout de même les garder ».

J : « Les gens ne seront pas malades en mangeant cette viande de chiens malades » ?

C : « On tue les microbes à haute température, alors pas de souci dans l'ensemble ».

J : « Les chiens chez toi n'ont pas de certificats de quarantaine » ?

C : « Il y a un certificat collectif pour les chiens qui arrivent d'ailleurs, par grands véhicules (camions), un certificat pour plusieurs centaines de chiens, c'est pratiquement pour la forme, ça ne sert à rien ».

 

Vétérinaire : Manger des chiens malades peut causer des affections gastro-intestinales

 

Dr. ZHANG Qi, vétérinaire : « Pas de symptômes à court terme pour ceux qui mangent de chiens souffrant de la Maladie de Carré, ou de La parvovirose canine, mais à long terme, cela peut causer des infections bactériennes et ensuite des maladies gastro-intestinales. Surtout, on donne en général le vaccin contre la rage aux chiens de compagnie et des antibiotiques restent certainement dans le corps des chiens. En mangeant ces chiens, l'Homme mange aussi ces médicaments. Leur consommation de longue durée pourrait entraîner un empoisonnement.

Des avis semblables ont été donnés par l'équipe du contrôle canin du Bureau de Sécurité Publique de la ville de SHENYANG ;

 

L'application de la loi qui a échoué tant de fois. Qui a « ébruité le secret » ?

 

05 novembre 2014 :

Un employé du Bureau de Surveillance et d'Administration des Produits Alimentaires et Pharmaceutiques de SHENYANG avait fait comprendre qu'il se rendrait sur place avec les journalistes pour faire une enquête, mais quand les journalistes s'y sont rendus, cet employé leur a fait comprendre qu'il ne pourrait pas s’y rendre.

« Avant, nous passions souvent, en général, on n'en voyait qu'une (boutique) ouverte le matin vers 8 heures, toutes les autres étaient fermées. Il y a trois ou quatre mois, on ne voyait rien même en venant deux fois par jour », nous a dit Mr. XIAO Hongtao, directeur du Service de Surveillance de l'Hygiène Animale du secteur de HEPING (和平区) de la ville de SHENYANG.

Jusqu’à 13h00, moment où les journalistes quittaient le lieu, aucun agent du Service de Surveillance et d’Administration des Produits Alimentaires et Pharmaceutiques ne s’était présenté.

« On ne sait pas qui a ébruité le secret, on l’avait vécu de nombreuses fois : fermeture de boutiques dès la présence d’agents. Les dénonciations n’ont absolument rien donné. C’est pour ça que l’on a contacté des journalistes ». A dit un militant, résigné.

Quelques questions :

1, Après avoir promis aux journalistes un contrôle surprise, pourquoi avoir eu une « action collective » de tous les agents sans même en laisser UN SEUL disponible au bureau ?

2, Informé suite à des dénonciations, pourquoi le Service du Contrôle  Sanitaire Animal ne s’est rendu sur place que dans l’après-midi ? Pourquoi TOUTES les « boutiques » sont fermées ? Quelqu’un a-t ’il volontairement laissé aux « commerçants » illégaux le temps d’agir (nettoyage, évacuation…) ?

3, Des agents disent que « Avant, nous passions souvent. En général, on ne voyait qu'une boutique ouverte le matin vers 8 heures, … », pourquoi ne pas contrôler la seule « boutique » ouverte ?

4, Les agents disent que « …Il y a trois ou quatre mois, on ne voyait rien même en venant deux fois par jour », alors pourquoi en y revenant, des journalistes ont vu neuf « boutiques » portes ouvertes ?

5, En supposant qu’ils « ne voyaient pas » auparavant, est-ce que désormais, les agents bien informés (par vidéos et autre pièces de convictions), effectueront des contrôles surprise et ce jusqu’à ce que toutes les « boutiques » soient conformes aux normes ?

6, Les règlementations sur le transport des animaux inscrites dans la « Loi sur la prévention contre les épidémies animales » stipulent que : « Tous les animaux destinés à l’abattage doivent être munis de Certificat de quarantaine délivré par le lieu de production. Est-ce le cas ? Est-ce que les « commerçants » sont en mesure de le fournir ?

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7, N’existe-t-il pas de failles dans la « Loi sur la prévention contre les épidémies animales » ? Ne doit-t’ elle pas être améliorée ? Pourquoi n’existe-t-il pas de règles sur l’abattage dans les lieux légaux pour les chiens et les chats alors que les règles précitées existent pour les porcins, les bovins et les ovins ?

8, La « Loi sur la Sécurité Alimentaire » stipule qu’il est interdit de produire et de commercialiser des volailles, du bétail et des espèces aquatiques (ainsi que leurs produits) morts de maladies, d’empoisonnement ou de causes inconnues. Il est interdit de produire et de commercialiser des produits n’ayant pas fait l’objet de contrôle effectué  par le Service de Contrôle d’Hygiène Animale ou si le résultat du contrôle n’est pas conforme aux normes. Existe-t-il ou non, dans la viande de chiens que vendent les « commerçants », de la viande de chiens morts d’empoisonnement, de malades ou de causes inconnues ? Est-ce que la viande des chiens vendue a subi des contrôles effectués  par le Service de Contrôle d’Hygiène Animale ? Si oui, est-ce que tous les « produits » sont conformes aux normes ?

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Témoignages des militants sur le terrain :

 

→ Cette rue (de l’abattage illégale) existe depuis une vingtaine d’année. Il y a une forte présence de Minorité coréenne parmi les clients, mais les « commerçants » sont pour la plupart des Han (Nota : ethnie majoritaire de la Chine) venant d’autres régions.

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→ On peut y entendre des hurlements de chiens, beaucoup d’habitants n’osent pas passer par là.

→ Les chiens ayant subi des « expériences médicales » sont vendus aux « commerçants » par l’hôpital CHU de SHENYANG.

D’importantes sommes d’argent, sous forme d’impôt, engendrées par ces activités criminelles de cette rue sont perçues par l’administration fiscale du quartier HEPING (和平区) dont dépend cette rue.

→ Avec ses amis, CUIYANG (崔扬), une jeune militante, décédée le 11 avril 2015 à l’âge de 33 ans, avait dénoncé d’innombrable  fois auprès de l’administration à différents niveaux (quartier, municipalité, province…) les activités illégales de cette rue, sans résultat.

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→ D’innombrables amis en Chine ont dénoncé cette rue criminelle auprès de l’administration locale et nationale, sans résultat.

→ Des journalistes ont mené plusieurs enquêtes inopinées sur place, sans résultat.

→ Le Ministère de l’Agriculture en est bien informé, RIEN NE BOUGE.

Beaucoup de camions remplis de chiens interpelés par les militants chinois vont vers cette région.

Pour justifier cet abattage illégal, les réponses officielles à tous niveaux sont toujours les mêmes: traditions culinaires locales ou chez certaines minorités, différence culturelle etc.

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Une question se pose et s’impose :

 

POURQUOI LA LOI NATIONALE CHINOISE NE S’APPLIQUE PAS A XITA (西塔)?!!

 

xxx

 

 

WHY ISN'T THE CHINESE NATIONAL LAW APPLICABLE IN XITA (西塔)?!!

An enquiry led by Chinese journalists and militants' accounts on «The Street of Dog Meat» from XITA (西塔 a district of the town of SHENYANG (沈阳) in the NE of China

THANKS TO THE ACTIVISTS ON THE SPOT

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Many people know of the town of YULIN (玉林) because of its annual massacre of thousands of dogs. This is XITA (西塔) where, EVERY DAY, dozens and even hundreds of dogs are brutally massacred and eaten:

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Golden retrievers, Huskies, Chow-Chows....all these caged pups are not in a pet shop but in ILLEGAL slaughterhouses.

 

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If it is forbidden to slaughter dogs without quarantine, it is even more unacceptable to slaughter and then sell dogs which have caught an illness.

In order to find out more, journalists led an enquiry on the spot, during a week.

Midday of the first day: the local quarantine service agents from the town and the province LIAONING (辽宁) are arrived on the spot. In front of them, a road--usually busy---deserted, all the «shops», probably warned by, who knows... have shut their doors. «It’s always like that: each time we come, we can never find anyone» said the agents.

BUT WHO DIVULGES THE INFORMATION?

 

1st October 2014, CUI Tong, a Chinese militant, was going through this bloody road named HUICHUNLU (珲春路) with some friends:

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In less than 100 meters, this road which is only wide enough to allow 2 vehicles, contains dozens of «shops» where they kill and sell dogs. Several cages are in front and at each «shop», dead, skinned dogs are hanging in front and in the cages, dogs are waiting to be slaughtered.

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In front of a «shop» a white Satsuma, in a cage, head down, was wailing. Most of its fur was missing. Behind him, six skinned and gutted dogs.

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«I couldn't help crying, I really felt sorry for this dog. After bargaining with the «shopkeeper», I saved him for 20 yuans (about 2, 67€) per kilo » said the activist.

Later, the vet's exam revealed that the dog was blind and was suffering from canine plague, diabetes, etc. Imagine the consequences on health if that dog had been eaten by a human...

 

The ground covered by large blood stains, foul smells, fitful whining

 

«I've got two golden retrievers, do you want them? Tell you the truth, I don't want to kill them, but if you don't come, I'll get rid of them». Says the owner of a «shop» on the phone to CUI Tong. She went, accompanied by two journalists.

In a «shop» with the sign «The Distribution CHEN Xiaoer » (陈小二), there are a dozen metal cages, all full of live dogs, in two cages are two Golden retrievers, there's a foul smell which assails the nostrils, and large blood stains cover the ground.

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«3000 yuans (about 400, 6€) for these two Golden Retrievers! We can't sell them separately! » a man of about 30 shouted. 

«But it was by weight before, why change? If it's by weight, it's less than 2000 yuans » (about 267€), CUI Tong told him.

«These dogs can't be sold by weight, I paid a lot of money for them, so I don't sell them cheap. It doesn't matter if you don't buy them; someone from ANSHAN (a town in the same province) has already ordered them» the man insinuated.

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In the meantime, the shopkeepers from the other «shops» came to «get some bargains». «I've got a little golden retriever, I'll let you have it for not much. Me too, I'm sentimental, and I don't have the heart to kill a pet». A man of about 40 whispered to a journalist.

In another «shop» a little golden retriever is shut in with 4 big dogs, in a cage of 3 meters by 1 meter. Soaking in a tray are a dozen dead dogs, in a corner, a few little dogs huddle together...

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After negociating, someone took the little golden retriever out of the cage for 350 yuans (about 46, 7 €), whereas at the same time, cries of pain coming from the back of the «shop». Another person begins to skin the little dogs, only just killed.

 

According to the shopkeepers, these dogs are almost all stolen pets.

The journalists once again went to the «Street of Dog Meat». In a «shop» in the east, a man of 30yrs or more, and a 60 yr old woman, are eating. 

«I heard that an old man often comes here, selling pet dogs. How come he has so many dogs? » asks the journalist.

«Look, in this road, the pets are almost all stolen dogs. Which owner could send his pet here? » Answered the man as he was eating.

«Even the grub can't stop you talking! What rubbish you're talking from morning to night» the 60 yr old woman said, sending him a furious look. A bit later, she pulled him into the back of the «shop».

«What sort of dogs do you want, friend? I can order them and we've got all sorts of dogs» said a man of about 30 yrs, with a gangster-like hair –style.

«They can be ordered? So there are people who specialise in stealing dogs? » tested the journalist.

«Don't worry about that. In any case, I can find you any sort of dog you want. Leave me a phone number if you're interested, I promise it'll be a reasonable price».

During all our «visit», the shopkeepers were watching what the journalists and the militants were doing. They closed the doors of their «shops» to prevent anyone taking a photo or filming.

A clean-looking golden retriever, probably not long lost, was «freed» for 900 yuans (about 120, 2 €) Ten hours later, he was reunited with his owner, thanks to the social networks. When they saw each other, he rushed to his mistress, wagging his tail and she burst into tears....

Every day inhabitants who have lost their dogs come to this road, trying to find them. Everywhere you can see «lost» ads...

 

Most of the rescued dogs are sick, suffering from canine distemper, gastroenteritis and skin diseases

About 20 small dogs were saved. The vet's medical report astounded everyone: ALL OF THEM were suffering from different diseases: Distemper, diabetes, skin diseases, gastroenteritis etc.

 

5th November 2014:

The journalists went back once again to "The road of Dog Meat"

J (Journalist): «According to the vet's medical report on the dogs we saved recently ALL are suffering from different diseases. You dare to kill and eat sick dogs»?

S (shopkeeper):«You don't buy them, so all we can do is kill them and sell their meat. We can’t rear them».

J: «Won't people be ill eating diseased dogs»?

S: «We kill the germs with high temperatures, so no problems, generally speaking».

J: «Don't the dogs here have quarantine certificates»?

S: «There's a collective certificate for the dogs coming from somewhere else, in big trucks, a certificate for several hundreds of dogs, it's almost for appearances' sake, it's useless».

 

Vet: Eating diseased dogs can cause gastroenteritis ailments

  

Dr ZHANG Qi, vet: No symptoms in the short term for those who eat dogs with distemper or canine gastroenteritis, but in the long term it can cause bacterial infections and then gastrointestinal illnesses.

Above all, the rabies vaccine is usually given to pet dogs, and antibiotics are probably still present in their system.

In eating these dogs, the human is also eating the medication. Consuming them over a long period could bring about poisoning. Similar opinions were given by the canine control team from the Public Safety Bureau of the town of SHENYANG.

 

The application of the law which had failed so many times, who «leaked the secret»?     

5th November 2014:

An employee from the Bureau of Observation and Administration of Food and Pharmaceutical products of SHENYANG informed that he would be going with journalists to make an enquiry, but when the journalists got there, the employee told them that he couldn't go.

«Before, we used to go often. We saw one shop at 8 am, all the others were closed. 3 or 4 months ago, we couldn't see anything, even coming twice a day ». We were told by Mr XIAO Hongtao, the director of the Department of Animal Hygiene Observation of the HEPING (和平区) sector of the town of SHENYANG

Up until 1.00pm, when the journalists were leaving, no agents from the Department of Observation and Administration of Food and Pharmaceutical Products had appeared.

«We don't know who divulged the secret, we've had this many times: the shops are closed when the agents are here. Denouncing has had absolutely no effect. That's why we contacted the journalists» said a resigned militant.

 

 Some questions:

 

1. After having promised the journalists a surprise visit, why was there a «collective rehearsal» without leaving EVEN ONE agent at the office?

2. When informed by denunciation, why did the Animal Sanitary Control Department only go in the afternoon? Why were ALL the shops closed? Did someone deliberately leave the illegal shopkeepers the time to take action (cleaning, evacuation…)?

3. The agents say that «Before, we   used to go often, there was usually only one shop open in the morning, around 8 am... » Why not control the only shop open?

4. The agents say that «...3 or 4 months ago, we never saw anything, even by coming twice a day». So why, when they went back, did the journalists see 9 «shops» with the doors open?

5. Let's suppose that they «didn't see anything» before, will the agents from now on, (informed by videos, and other proof) carry out surprise inspections, and this, until all the "shops" are in keeping with the norms?

6. The rules on the transport of animals in the «Law on the prevention against animal epidemics» stipulates that «all animals to be slaughtered must have a Quarantine Certificate issued at the place of their production». Is it the case? Can the «shopkeepers» supply this?

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7. Are there any flaws in the «Law on the prevention against animal epidemics»? Should it be improved? Why aren't there any rules on the slaughtering on legal premises for dogs and cats, when the afore mentioned rules exist for pigs, bovines and ovines?

8. The «Law on Food Safety» stipulates that it is forbidden to produce and sell poultry, cattle and aquatics (as well as their by- products) which have died from disease, poisoning or of unknown causes. It is forbidden to produce and sell products which have not been inspected by the Animal Hygiene Inspection Department, or if the result of the inspection is not in keeping with the norms. In the dog meat sold by the «shopkeepers» are there any dogs who died from poisoning, disease or unknown causes? Has the dog meat which is sold been inspected by the Animal Hygiene Inspection Department? If so, are all the «products» in keeping with the norms?

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Accounts from on- the- spot militants:

 

→This road (of illegal slaughtering) has existed for about 20 years. There is a strong Korean minority among the clients, but the «shopkeepers» are mostly Hans (n.b. ethnic majority in China) from elsewhere of the country.

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→The dogs' cries can be heard, a lot of inhabitants don't dare to pass that way.

→Dogs having gone through «medical experiments» are sold to the «shopkeepers» by a SHENYANG hospital

A large amount of money in the form of a tax, generated by the criminal activities in this road, is collected by the tax administration of HEPING (和平区).district that this street reports to.

→With her friends, CUIYANG (崔扬), a young militant deceased 11 April 2015 at 33 yrs of age, had denounced many times the illegal activities in this street to the administration at different levels, (district, municipal, province....) with no result.

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→Many friends in China have denounced this criminal street to the local and national administration, with no result.

→Journalists have led many random enquiries on the spot, with no result.

→The Ministry of Agriculture has been informed, NOTHING MOVES.

Many dogs truckloads, arrested by Chinese activists go to this region...

To justify this illegal slaughtering, the official replies from all levels are always the same: local or certain minorities' culinary traditions, culture difference etc…

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A question arises and must be asked:

 

 WHY ISN'T THE CHINESE NATIONAL LAW APPLICABLE IN XITA (西塔)?!!

 

 

 

                

                                      

 

 

 

 

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Published by Bragance
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commentaires

Patricia 15/09/2016 07:47

De tout coeur avec vous!!! C'est une guerre terrible il faut éduquer la population dénoncer ces illégalités Je sais que vous le faites, vous risquez votre vie RESPECT
Croyons en un monde meilleur, c'est difficile COURAGE

Bragance 18/09/2016 15:05

Chère Patricia, merci beaucoup pour votre soutien aux militants chinois.
C'est eux qui "écrivent" --- par leurs actions --- de cette histoire. Ce sont des amis dignes des animaux.

VGBIO 14/09/2016 13:54

pauvres chiens! mais ça ne finira donc jamais?

Bragance 14/09/2016 14:05

Chère VGBIO, les militants en Chine se battent pour que ça finisse. Comme vous avez sans doute compris, l'administration municipale, provençale ne sont pas du côté des animaux, bien au contraire...
Cette région (nord-est de la China) est le "quarter général" et une "maladie opiniâtre" du massacre et de la consommation de viande de chiens en Chine.
Merci beaucoup pour votre soutien.

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