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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 01:02

Pour une loi donnant des droits aux animaux en Chine

Que ce soit pour la pharmacopée, la cuisine traditionnelle, le divertissement, le commerce… les animaux sauvages, comme domestiques, sont l’objet d’une cruauté inouïe. En Chine, ils ne disposent d’aucun droit et d’aucune loi pour les protéger. Par ses campagnes d’information, ses enquêtes d’investigation et son appui aux associations locales de défense des animaux, One Voice œuvre pour éveiller les consciences et faire pression sur le gouvernement chinois afin qu’il dote la Chine d’une loi de protection animale et qu’il respecte les engagements pris dans le cadre des accords internationaux.

Saviez-vous que le commerce de bile d’ours est interdit ? En Chine, pourtant pays signataire de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES), celui-ci perdure et se développe. Pour l’alimenter, l’ours à collier, espèce en voie de disparition, continue à être capturé dans la nature et à être exploité, au prix de souffrances atroces, dans des fermes d’élevage. One Voice a régulièrement alerté l’opinion publique sur la tradition médicale, comme gastronomique, de la consommation d’ours en Chine et ailleurs en Asie. Mais le cas de l’ursidé n’est pas isolé. Le tigre et le requin, pour ne citer que ces deux-là, font aussi l’objet d’une traque incessante pour les besoins de la médecine ou cuisine traditionnelles. Les traitements barbares ne leur sont pas épargnés : le requin, par exemple, est mutilé de son aileron - ingrédient d’une soupe réputée - et ainsi rejeté vivant dans l’océan.

L’enfer des zoos
Lors d’une enquête réalisée dans six zoos chinois (rapport novembre 2007), les équipes de One Voice ont pu mesurer le degré de violence subi par les animaux encagés dans des conditions déplorables. L’animal est détenu dans des cages aux tailles exigües ou des enclos nus, au sol en béton, la plupart du temps couverts de fèces et de résidus alimentaires. Très souvent privé de la compagnie de ses congénères, celui-ci ne bénéficie d’aucune stimulation et ses besoins les plus fondamentaux ne sont pas respectés… Les animaux y souffrent de comportements psychotiques. Ils sont également instrumentalisés pour divertir un public qui ne doit à aucun moment connaître l’ennui. Sous une musique assourdissante, les visiteurs sont encouragés à lancer aux fauves des animaux vivants –poules, chèvres ou autre animal « de ferme »- et à assister à des spectacles mettant en scène, et en danger, les animaux détenus. Fait plus inquiétant, les visiteurs, dans la majorité des cas des familles avec enfants, prennent du plaisir à ces spectacles. Au cours de la visite, ils n’hésitent pas à violenter les animaux : crachats, jets d’objets comme des pièces de monnaie sur les tortues, bruits constants sur les barreaux, harcèlement des animaux, le jeu préféré étant de tourner celui-ci en ridicule, de l’agacer…
Tout le monde s’accorde aujourd’hui à dire qu’il y a un « lien évident entre la violence exercée contre l’homme et celle dont est victime l’animal » et que des actes violents perpétrés devant des enfants ont une incidence sur leur développement et leur vie d’adulte (voir Interdiction de la corrida : l’enfant en danger).

Pour une législation de droits
Cette violence et cette cruauté ne sont pas l’apanage des seuls spectacles d’animaux sauvages. One Voice dénonce régulièrement dans ses campagnes d’information les traitements infligés aux chiens et aux chats destinés à la consommation, ou aux animaux sauvages et domestiques exploités pour la fourrure –abattage à coups de gourdins, dépeçage alors que l’animal est encore vivant, coups censés rendre meilleure la viande, etc. À Pékin, les chats ont été massacrés juste avant les Jeux Olympiques pour faire place nette dans la ville. Un massacre similaire a été perpétré dans une région où des cas de rages avaient été signalés, sans distinction entre animaux vaccinés ou pas.

La Chine se targue des accords signés dans le cadre de la CITES, avec l’UINC et nombre d’autres organismes. Les respecte-t-elle ? Elle a lancé un programme forestier qui est destiné, d’après les textes officiels, à protéger la faune et la flore et ses régions humides… mais aucune loi de protection des animaux n’est envisagée. Si elle a pris conscience de la nécessité de protéger son capital « sauvage », aujourd’hui seul le panda géant bénéficie d’une protection draconienne. La protection des autres espèces, selon ce programme forestier, étant assurée par « l’élevage et la culture artificielle pour remplacer l’exploitation des ressources sauvages ». Mais dans quelles conditions ? Au prix de quelles souffrances ces animaux sont-ils élevés ? De plus, ces centres d’élevage tout en développant la demande ne contribuent pas à éradiquer les prélèvements dans la nature indispensables pour éviter la consanguinité. Pour One Voice, seule une loi protégeant les droits des animaux, accompagnée d’une évolution des mentalités, viendra à bout de ces violences.

Révolution en marche
Contrairement à ce que prétendait le gouvernement chinois en 2004, lors de la première tentative de loi protégeant les animaux, les Chinois sont prêts pour le changement. Selon un sondage cofinancé par One Voice et effectué en Asie par Market & Opinion Research International (MORI), 90 % des Chinois interrogés pensent qu’ils ont l’obligation morale de minimiser la souffrance des animaux et 77 % approuvent l’idée que la loi devrait exiger qu’on limite autant que possible la souffrance animale. Des associations de défense des animaux se constituent et certains Chinois, rencontrés lors de l’enquête dans les zoos, se disent honteux du sort réservé aux animaux dans leur pays. La révolution, tant espérée et attendue, des comportements et des mentalités envers les animaux semble pouvoir se mettre en marche dans le pays.
One Voice poursuit plus que jamais ses actions et son engagement auprès des associations locales, notamment dans la formation des militants. Elle continue également ses campagnes vers les instances internationales pour faire pression sur le gouvernement afin qu’il prenne, en matière de défense animale, les mesures dignes d’une grande nation.

« Le monde est dangereux à vivre ! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire. » Albert Einstein
http://www.one-voice.fr/fr/article/po...

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Published by Bragance - dans Explications
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Bragance

  • Une loi pour les animaux de Chine
  •  Promouvoir une législation chinoise en faveur des animaux du pays.
  • Promouvoir une législation chinoise en faveur des animaux du pays.

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