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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 19:22

LA PETITION DEMANDANT AUX AUTORITES CHINOSES DEFAIRE CESSER CETTE "INDUSTRIE" CRUELLE QU'EST LE PRELEVEMENT DE BILE D'OURS VIENT D'ETRE ENVOYEE AU MINISTERE DE LA SYLVICULTURE.

 

NOUS TENONS A REMERCIER DE TOUT COEUR TOUS CEUX QUI ONT SIGNE CETTE PETITION AINSI QUE TOUS CEUX DONT L'ENGAGEMENT AIDE AU QUOTIDIEN LA CAUSE DES ANIMAUX.

MERCI.

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 22:08

Compte rendu du forum international sur la législation pour la protection des animaux

CHANG Jiwen

Directeur de recherche de l’Académie Nationale des Sciences Sociale

 

Mars 2010, un évènement ayant eu lieu à Taiwan nous a fait réfléchir de manière approfondie : un cuisinier venant du continent montrait comment plumer un poulet vivant : sans l’assommer ni le saigner, il le jeta vivant dans l’eau bouillante, le pluma, le découpa…

Résultat : ce cuisinier, reconnu coupable de cruauté envers un animal, a été condamné à payer une amende de 100 000 nouveaux Taibi (soit environ 2200 euro).

La législation pour la protection des animaux n’est pas quelque chose de spécifique à l’Occident : des règlements existant dans des lois chinoises devançaient de plus de 1000 ans environ la première « loi anglaise contre la maltraitance envers les animaux ».

Les statistiques de la douane de Chine montrent qu’en 2005, le chiffre d’exportation de fourrure est de 25 millions de US Dollars ; en 2006 : 11 millions de US Dollars ; en 2008 : 8 millions de US Dollars ; en 2009 : environ 10 millions de US Dollars.

Raison principale de la baisse de l’exportation : la maltraitance envers les animaux dans notre pays.

En 2010 un débat s’est engagé puis s’est poursuivi pendant de nombreux mois suite à la publication de La « Proposition de Loi Contre La Maltraitance envers les Animaux de RPC (République Populaire de Chine) élaborée par des experts juridiques. Le débat se focalise sur trois aspects :

1, Quelles bases pour une législation sur la protection des animaux ?

2, Faut il protéger les chats et les chiens en particulier ?

3, Quelles mises en pratique de la législation ?

Certaines opinions sont très représentatives et méritent donc d’être lues et analysées attentivement.

 

Débat sur les bases d’une législation

-Base scientifique pour légiférer contre la maltraitance envers les animaux

Pr. CHEN Su de l’Institut Juridique de l’Académie des Sciences Sociales :

Quelle est enfin la place que l’Etre humain doit occuper dans notre écosystème ? Cette question nécessite que nous fassions un examen de conscience. L’Etre humain doit-il jouer le rôle de conquérant ou de profiteur sans aucune retenue d’autres composants importants --- tels que les animaux --- de notre écosystème ?

Mr. ZHAI Yong, directeur adjoint du bureau d’enquête et d’étude sur les ressources environnementales de L’Assemblée Nationale Populaire :

Aujourd’hui, la Chine pose la question de la protection des animaux. Pourquoi ?

1, Pour un développement durable.

2, Pour le maintien de l’équilibre du système écologique et la protection de la biodiversité.

Pr. LU Feng du département philosophie de  l’Université de QINGHUA : 

Vu les moyens technologiques et le niveau de progrès techniques, l’Etre humain ne fait plus partie de la chaîne alimentaire. L’Etre humain n’a plus besoin de méthodes primitives, il utilise désormais les moyens les plus modernes (comme la mitrailleuse) pour faire face aux animaux. N’étant plus dans la chaîne alimentaire, l’Etre humain ne doit plus suivre de lois primitives comme des carnivores sauvages vis-à-vis des autres espèces animalières.

 

-Base historique pour légiférer contre la maltraitance envers les animaux

Pr. CAO Han-ai de l’Université de Griffith (Australie) :

Des règlements précis sur le traitement des bêtes, sur les officiels et les éleveurs d’animaux de travaux, d’animaux de rente en particulier, existent dans des lois chinoises depuis plus de 1000 ans. Tout contrevenant peut être l’objet de punitions sévères.

Ces règlements devancent de plus de 1000 ans la première loi anglaise contre la maltraitance envers les animaux. Cela montre que la législation contre la maltraitance envers les animaux n’est pas quelque chose de spécifique à l’Occident.

Pr. CHANG Jiwen de l’Institut Juridique de l’Académie Nationale des Sciences Sociales :

Des règlements de loi chinoise contre la maltraitance existaient déjà à la fin de la Dynastie QING.

Ex : Le 15 septembre 1908 (en l’an 34 du règne de l’Empereurs GUANGXU) a été publié « Le Règlement de Gestion sur Les Charrettes », élaboré par le bureau général des agents de police de la banlieue de Pékin. Y est inscrit : « Il est interdit de maltraiter les bêtes ».

En 1934, la municipalité de Nanjing (à ce moment capitale de la Chine) a élaboré, prenant l’éthique et l’honneur comme base théorique, l’ « Application des Règlements Détaillés visant à Interdire la Maltraitance envers les Animaux de la ville de Nanjing ».

Suite au transfert du gouvernement national à Taiwan, la région de Taiwan a voté en 1998, en se basant sur les règlements juridiques successifs, la « Loi Relative à La Protection des Animaux », cette loi se conforme à la réalité de Taiwan tout en tenant compte de la tendance internationale.

En 2000, ont été publiées l’ « Application des Règlements Détaillés sur La Protection des Animaux », « La Gestion sur le commerce des Animaux de Compagnie » etc.

Mars 2010, un évènement ayant eu lieu à Taiwan nous fait réfléchir de minière approfondie : un cuisinier venant du continent montrait comment plumer un poulet vivant : sans l’assommer ni le saigner, il le jeta vivant dans l’eau bouillante, le pluma, le coupa…

Résultat : ce cuisinier, reconnu coupable de cruauté envers un animal, a été condamné à payer une amande de 100 000 nouveaux Taibi (soit environ 2200 euro).

Pr. CAI Shouqiu, président de la Société Nationale d’Etude de la Loi Relative à la Protection des Ressources Environnementales :

Pendant la révolution culturelle, l’élevage d’animaux de compagnie et le soin des animaux étaient considérés comme des idées bourgeoises et subissaient critiques et stigmatisations. Jusqu’à aujourd’hui, des cultures traditionnelles chinoises comme par exemple la bienveillance envers les animaux, ont encore du mal à se faire comprendre par certains.

 

-Fondement de l’intérêt de légiférer contre la maltraitance envers les animaux

Pr. CHANG Jiwen de l’Institut Juridique de l’Académie Nationale des Sciences Sociales :

La Chine est le plus grand pays agricole du monde, sa production bovine, ovine et porcine se situant au premier rang mondial, soit environ un quart de la production mondiale. Néanmoins, l’exportation de ses produits reste très faible. La Chine est aussi le plus grand producteur des fourrures, or ces produits ont du mal à pénétrer le marché mondial. Pourquoi ces phénomènes ? C’est parce que certaines de nos méthodes de production, d’élevage et de traitement des produits animaliers ne sont pas conformes aux normes internationales sur la protection des animaux.

Mr. LIANG Xiaoning, directeur de la Société Nationale d’Importation et d’Exportation des Produits du Pays et(Produits) Animaliers :

Notre pays occupe une position absolument dominante dans le commerce, la production et le traitement des fourrures mais certains pays ont dressé des barrières commerciales en raison de l’absence d’une loi chinoise relative à la protection des animaux.

Les statistiques de la douane de Chine montrent qu’en 2005, le chiffre d’exportation de fourrure est de 25 millions de US Dollars ; en 2006 : 11 millions de US Dollars ; en 2008 : 8 millions de US Dollars ; en 2009 : environ 10 millions de US Dollars.

Raison principale de la baisse de l’exportation : la maltraitance des animaux dans notre pays.

Pr. CAO Han-ai de l’Université de Griffith (Australie) :

En absence d’une loi chinoise relative à la protection des animaux, la cruauté infligée aux animaux par certains individus est considérée aux yeux de la communauté internationale comme une pratique nationale ou comme un acte toléré par l’Etat Chinois, cela est néfaste à l’image de Chine.

 

-Fondement social d’une législation contre la maltraitance envers les animaux

Mr. HE Yong d’IFAW (International Fund For Animal Welfare):

La bienveillance envers les animaux est un prolongement de la bienveillance d’un humain envers ses semblables. Des enquêtes effectuées à l’étranger sur des tueurs en série montrent que plus de 70% de ces tueurs ont eu dans leur enfance des expériences continues de maltraitance envers des animaux.

Si quelqu’un a pu tuer des animaux étant petit, une fois adulte, il pourrait alors très probablement ôter la vie de ses semblables.

Mr. PENG Tao de l’Association de Protection des Animaux de CHONGQING (SICHUAN) :

Des gens pourraient regretter de ne plus pouvoir manger des chats et des chiens sans pour autant en souffrir. Par contre, si leur consommation de chats et de chiens persiste, cela nous cause de réelles souffrances.

Prenons une grande famille comme exemple. Mis à part un enfant, personne dans cette famille ne mange de chiens ou de chats. Les autres membres de la famille seraient très tristes si un jour l’enfant tuait un chat ou un chien dans la cuisine et lui diraient sans doute: peux-tu cesser de faire ça pour l’amour de tes frères ?

De ce fait, si la conduite de certains citoyens est à l’origine de le souffrance d’autres citoyens, cette conduite ne devrait-elle pas faire l’objet d’une interdiction par une loi contre la maltraitance envers les animaux ?

Pr. CHEN Su de l’Institut Juridique de L’Académie des Sciences Sociales :

Quand on parle de lutte contre la maltraitance envers les animaux, on parle en réalité d’exploitation d’animaux avec éthique. Pourquoi maltraiter les animaux puisque l’on est contre la maltraitance de l’Homme ?

La maltraitance envers les hommes diminuerait si l’on cessait de maltraiter les animaux.

Pr. SUN Xianzhong de l’Institut Juridique de L’Académie des Sciences Sociales :

La société moderne a ses propres critères d’éthique et l’Etre humain se doit de respecter ces critères en traitant de manière éthique les animaux. Actuellement, la question de la lutte contre la maltraitance est clé si l’on veut traiter les animaux avec éthique.

Mr. ZHAI Yong, directeur adjoint du bureau d’enquête et d’étude sur les ressources environnementales de l’Assemblée Nationale Populaire :

Toute pratique de maltraitance, quelle que soit sa cible (animal ou Homme) est scélérate et doit être combattue avec force.

 

-Fondement opérationnel d’une législation contre la maltraitance envers les animaux

Pr. CHANG Jiwen de l’Institut Juridique de l’Académie Nationale des Sciences Sociales :

A chaque fois que se produit un scandale de maltraitance envers des animaux, les médias le révèlent, l’opinion publique le condamne mais les mêmes scandales se reproduisent sans cesse. Cela montre la limite des forces d’éthique ou de moral. Ces forces ne parviennent pas à jouer un rôle dissuasif.

Un pays doit défendre ses bonnes traditions par le biais de la législation. Cela en agissant dans le sens du progrès de la civilisation mondiale et de la Chine et pour répondre à la nécessité de développement économique ou social. Pour cela il est vraiment nécessaire d’élaborer une loi contre la maltraitance envers les animaux.

Aujourd’hui, la puissance générale chinoise se situe au premier rang mondial, cependant, certains s’opposent à l’existence d’une législation contre la maltraitance envers les animaux sous prétexte de défendre « les droits de l’Homme », ce qui constitue une véritable rétrogradation  moral.

 

-Fondement dans l’opinion publique d’une législation lcontre la maltraitance envers les animaux

Mr. LIU Ning, président du bureau de Pékin d’étude de la loi sur le bien-être publique :

La plupart des gens sont peut être indifférents à la question de la consommation de chats et de chiens, eux même n’étant pas des consommateurs. Les choses sont en revanche différentes concernant certaines minorités, dans certaines régions (La Minorité coréenne, à certains endroits de la province de GUIZHOU où offrir de la viande canine est une façon chaleureuse de recevoir ses amis). Face à la proposition d’interdire la consommation de chats et de chiens dans ces endroits, ces gens pourraient éprouver un sentiment d’injustice, d’autres la trouveraient frivole. Je soutiens de tout mon cœur le projet contre la maltraitance envers les animaux, nous devrions néanmoins avoir de meilleurs choix aussi bien dans le domaine des techniques que sur le mode de législation.

Pr. CHANG Jiwen de l’Institut Juridique de l’Académie Nationale des Sciences Sociales :

La maltraitance envers les animaux heurte la sensibilité des gens, surtout celle de la jeunesse. Légiférer pour interdire la maltraitance envers les animaux montre que la civilisation chinoise entre dans une nouvelle époque et cela correspond à un progrès de la civilisation chinoise.

 

 

Débat sur la protection spécifique des chats et des chiens

Origine de la théorie de la protection spécifique des chats et des chiens

Mr. WANG Yanwei de l’Institut National des cadres de Gestion sur l’Environnement :

L’idée de ne manger ni des chats et ni des chiens est-elle proclamée par des organisations de protection des animaux ? Est-ce une évolution de notre propre civilisation ou quelque chose qui nous est inculqué par la formation des organisations étrangères de protection des animaux ?

Cette question mérite notre réflexion.

Mme. ZHANG Luping, directrice de « l’Homme et l’Animal » Centre de Vulgarisation des Sciences sur La Protection de l’Environnement :

Actuellement, environ 900 000 chiens sont enregistrés à Pékin, ils représentent 900 000 foyers d’au moins 3 membres, autrement dit, ils représentent 2 700 000 personnes. Ces dernières considèrent les animaux comme des membres de leur famille et souhaitent que les animaux soient bien traités.

Cela n’a été ni inculqué par les Occidentaux, ni été l’imitation de leur mode de vie : c’est une évolution naturelle de la société chinoise.

 

La protection en pratique des chats et des chiens

Mme. ZHANG Luping, directrice de « l’Homme et l’Animal » Centre de Vulgarisation des Sciences sur La Protection de l’Environnement :

Nous pouvons étudier le problème de la provenance des chats et des chiens en regardant les prix du marché avant de prendre des mesures de protection adéquates.

Dans certains abattoirs de Pékin, le prix de la viande de chien s’affiche 8yuan/500g (soit 16yuan/kg, soit 1euro30/kg). Ce prix est beaucoup plus bas que celui du porc, cela montre que la plupart des chiens ne sont pas des chiens d’élevage mais volés.

Pr. JIANG Jinsong de l’Université de Qinghua :

La répression de la consommation commerciale des chats et des chiens serait effective si on pouvait la contrôler de manière efficace par la loi. On pourra réglementer ainsi : quelque soit la viande (chat ou chien), le restaurant qui la commercialise doit, conformément à la loi, fournir son origine, la vaccination de l’animal, le lieu et la conformité de l’élevage. De cette façon, on pourra couper en amont cette chaîne commerciale qui entraine la consommation des chats et des chiens.

 

Projet de législation pour une protection spécifique des chats et des chiens

Mr. PENG Tao de l’Association de Protection des Animaux de CHONGQING (SICHUAN) :

Pendant le sauvetage post-séisme de WENCHUAN (SICHUAN) l’armée a sauvé beaucoup de sinistrés et les chiens y ont largement contribué. A-t-on déjà vu des vies sauvées par des poules, des canards, des chèvres, des bœufs ou des cochons ? Non. Elles sont sauvées par des chiens, voilà leur contribution spécifique en raison de leur intelligence et de leur caractère spécifique supérieur aux autres espèces animales. Ils doivent donc bénéficier d’une protection spécifique.

Pr. LU Di de l’Association Nationale de la Protection des Animaux de Compagnie :

On est libre de s’opposer ou de préconiser la consommation de chats et de chiens mais dans une société moderne, toute conduite doit être civilisée, harmonieuse et guidée par l’idée de progrès. Que doit-on garder ? Que ne doit on pas ? Tout cela mérite une réflexion.

Nombreuses vieilleries non civilisées sont déjà rejetées: qui aurait accepté qu’un être vivant soit enterré avec le mort aujourd’hui ?

Certains ne comprennent pas pourquoi on ne peut pas consommer les chats et les chiens alors que les bovins et les ovins sont consommés. Leur argument étant que ce sont tous des animaux et qu’on peut donc les tuer sans distinction ! Or le progrès scientifique nous amènent à différencier davantage les espèces de tout genre. Les chiens sont des amis fidèles aux hommes, les chats sont nos compagnons et d’autres animaux sauvages sont en voie de disparation. Une telle classification existe déjà dans des lois chinoises et étrangères. Dans ce cas, garder à tout prix ce qui a déjà été rejeté dans l’histoire ne serait pas en accord avec l’idée du progrès !

 

Débat sur le processus de législation

Processus de législation

Pr. ZHOU Xunfang, Président de l’Institut de Droits de l’Université des Sciences et Technologie de Sylviculture :

La lutte contre la maltraitance envers les animaux est seulement une tentative, il n’y a actuellement pas de législation en Chine. Nous devons réfléchir de manière raisonnable sur ses différentes étapes. Une loi contre la maltraitance envers les animaux doit être élaborée mais elle doit être générale et non détaillée, ça doit être en quelque sorte un encadrement. Cette loi ne pourra pas tout résoudre de manière définitive. La situation serait différente si une telle loi existait nous pourrions l’améliorer pendant son application.

Pr. QING Daomeng de l’Institut de Droit de l’Université de Nankai (TIANJIN) :

Je partage le point de vue du Pr. ZHOU Xunfang. De plus, il faut maintenant rechercher l’unité des points de vue en mettant de côté les divergences pour que la loi puisse sortir le plus rapidement possible.

Pr. SUN Jiang de l’Université du Nord-Ouest de Politique et Loi :

Il faut d’abord faire voter cette loi sans placer la barre trop haut. On peut ensuite élever les critères suivant les coutumes traditionnelles et culturelles de chaque région. Actuellement tout le monde regarde le régime central, attend une loi corrélative avant d’élaborer des lois locales.

 

Faut-il interdire de tuer de ses propres mains les animaux ?

Certains évoquent leur inquiétude en disant que les non-adultes perdraient leurs moyens de subsistance, tels que tuer les poules ou les poissons en cas de législation.

Pr. JIANG Jinsong de l’Université de Qinghua :

Cette idée est horrible : faut-il apprendre à tuer des êtres humains pour pouvoir un jour se défendre ? Evoquer cette idée horrible montre la mauvaise compréhension que nous avons sur l’ordre de la Nature. Nous avons eu, dans le passé, beaucoup de préjugés faute de posséder des connaissances corrélatives.

 

Mme. ZHANG Luping, directrice de « l’Homme et l’Animal » Centre de Vulgarisation des Sciences sur La Protection de l’Environnement :

S’inquiéter que les enfants ne puissent pas subsister, ne sachant plus tuer les poules ou les poissons de leur propres mains est absolument ridicule ! Ce qu’il manque aux enfants, que ce soient les post 80 ou les post 90 n’est rien d’autre que l’amour et le sens des responsabilités !

 

Doit-on interdire d’un seule coup ou au fur et à mesure la consommation des chats et des chiens ?

Mr. LI Bo (LITTLE Paul ), Surintendant de l’Association Britannique de Prévention Contre la Maltraitance des Animaux :

La consommation des chats et des chiens est le sujet le plus évoqué et l’acte le plus condamné par les organisations internationales de protection des animaux. Nous pensons néanmoins qu’il est difficile de tout  intégrer d’un coup dans une loi, tout comme changer du jour au lendemain le comportement des gens.

Une législation rationnelle tiendrait compte des différentes opinions sur ce sujet suivant les régions, elle devrait être concordante avec l’opinion des gens « ordinaires ». L’interdiction de la consommation de chats et de chiens pourrait être rapidement effective dans certaines régions vu que la plupart des gens éprouvent de l’antipathie pour cette pratique. En revanche, la situation est inverse dans d’autres régions où si l’on imposait les règlementations de la loi, on aurait beaucoup de difficultés à les faire appliquer. Autrement dit, on doit prendre des mesures appropriées en fonction des conditions locales et les généraliser au fur et à mesure.

Pr. CHANG Jiwen de l’Institut Juridique de l’Académie Nationale des Sciences Sociales :

Certains émettent une hypothèse : si la consommation des chats et des chiens était interdite dans une région, les gens de cette région prendraient alors leur voiture pour aller dans d’autres régions où la consommation ne serait pas interdite, contribuant ainsi à la consommation dans ces régions. Que doit-on faire dans ce cas-là ?

Actuellement, l’utilistation de pétards est interdite dans certaines villes et pourtant nous n’avons pas constaté, à part quelques cas isolés, qu’un nombre important de gens se soient déplacés pour utiliser des pétards ailleurs.

 

Une percée effective et un développement de la législation

De l’étranger, le bureau d’étude du projet à reçu plus de 1000 e-mails et une écrasante majorité soutient la législation chinoise d’une protection stricte des animaux.

Synthétisant les opinions venant de tous bords, on peut dire que l’élaboration d’une « Loi Contre la Maltraitance envers les Animaux » est acceptée par la plupart des gens et est donc légitime.

Concernant la position de la législation, voici ce que pensent Pr.LI Bo (LITTLE Paul), Surintendant de l’Association Britannique de Prévention Contre la Maltraitance des Animaux et Pr. CHANG Jiwen de l’Institut Juridique de l’Académie Nationale des Sciences Sociales :

Une « Loi Contre la Maltraitance envers les Animaux » ne requiert pas que tout le monde aime les animaux, elle demande en revanche que personne ne les maltraite ; la loi ne requiert pas que chaque citoyen soit bienveillant envers les animaux mais elle le souhaite ; la loi n’est pas soucieuse de savoir si oui ou non les citoyens sont bienveillants envers les animaux mais elle s’intéresse aux faits de maltraitance envers les animaux.

A la suite d’un grand débat national,  une « Proposition de Loi Contre la Maltraitance envers les Animaux » (version experts) qui reflète les opinions de tous bords fut soumise, fin juin 2010, à l’autorité centrale. Les services concernés y ont réagit immédiatement.

Fin juillet 2010, le Ministère de Sylviculture a émis une notification, cette notification demande une meilleure réglementation sur l’exposition des animaux sauvages et les spectacles donnés par les animaux. Elle demande que soient lancées une mise en ordre complète et une supervision à l’échelon national des activités concernant l’exposition, les spectacles, l’apprivoisement et la reproduction des animaux sauvages. Elle demande également de faire cesser immédiatement les publicités de mauvais goût, le contact immédiat des spectateurs avec les animaux, les spectacles caractérisés par la maltraitance envers les animaux et toute pratique louche telle que l’exploitation illégale des produits d’animaux sauvages.

Fin octobre, le Ministère du logement et de l’urbanisme a émis une assignée intitulée  « Conseil sur le renforcement de gestion des zoos » dans lequel est noté explicitement qu’  «il faut garantir véritablement la bonne santé et le bien-être des animaux »

Les zoos doivent fournir la nourriture appropriée aux besoins des animaux, de bonne qualité et en quantité adéquate ; construire des habitats sûrs, propres, correspondent aux habitudes des animaux et qui facilitent la manipulation et la gestion. Ces habitats doivent aussi être munis d’installations contre le froid et la grande chaleur.

Les zoos doivent effectuer la vaccination et prendre des mesures de sauvetage. Les dispensaires vétérinaires doivent être renforcés permettant ainsi de fournir les soins médicaux nécessaires aux animaux et disposer de manière convenable les cadavres d’animaux.

Il est interdit de donner des spectacles d’animaux.

Les animaux doivent être à l’abri de frayeurs, de dérangements et de chocs.

Aucun jardin public qui ne remplit pas ces conditions fondamentales aux bien-être des animaux ne sera autorisé à ouvrir une zone d’exposition d’animaux.

L’arrêt sur l’interdiction de donner des spectacles d’animaux a avancé encore d’un pas par rapport à la notification du Ministère de Sylviculture.

La réponse rapide de ces deux ministères montre que le gouvernement avait déjà réfléchi sur la législation contre la maltraitance envers les animaux. Les deux documents juridiques ne visent, certes, que les animaux sauvages mais leurs règles « révolutionnaires » ont fat avancer les idées de bien-être animal et de lutte contre la maltraitance envers les animaux. Ils constitueront un jalon dans l’histoire de la législation de protection des animaux de notre pays et nous pensons que la législation chinoise contre la maltraitance envers les animaux avancera à grands pas dans un avenir proche.

 

 

Traduction : Bragance-LI

Correction : Nicolas POTEL

 

 


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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 21:36

HISTORIQUE

Les chats sont considérés comme faisant partie de la famille dans de nombreux foyers en Chine. Imaginez-les, ces compagnons aimés, suspendus par le cou, écorchés vifs et jetés dans de l’eau bouillante quand ils sont encore conscients ! C’est ce qui se passe en ce moment à Guangdong, pourtant une des provinces les plus « développés » en Chine.

Les chats sont enlevés des foyers ou des zones résidentielles partout dans le pays, et expédiés dans des camions, dans des cages trop petites pour qu’ils puissent s’étendre. La plupart des chats sont sévèrement blessés, avec des pattes cassées, et affamés, quand ils arrivent à destination, la province de Guangdong en Chine du sud. D’ici, ils sont vendus à des restaurants dans plusieurs villes de la région.

Les maîtres et propriétaires de chats, ainsi que des gardes animaliers luttent pour mettre une fin à ce commerce monstrueux. Cependant, à cause d’un manque de législation pour la protection d’animaux, ils ne peuvent combattre la cruauté. Le peuple est indifférent à la souffrance des chats et de leurs maîtres, et revendiquent même le droit de choisir leur propre alimentation.  Ceci est absolument absurde ! Personne ne peut  s’octroyer le droit de voler et de manger les compagnons animaliers des autres, sans aucune considération de leur souffrance. Pourtant, c’est ce que font ces tueurs de chats.

chats urgence animaux de chine blog braganceNotez que la consommation de la viande de chat n’est pas du tout la coutume, ni la culture en Chine. Ce n’est que l’excuse de ceux qui en tirent un profit en exerçant ce commerce sans nom. Comment peut-on découper un chat vivant ? Comment pouvons- nous accepter ceci dans notre pays ? Est-ce que l’on peut  être considéré comme un être humain en faisant ceci ou en restant indifférent ?..... Sans prendre en compte la souffrance des animaux et de leurs amis humains ? ……..Cette situation n’a qu’un nom……L’Enfer !

Nous demandons aux hommes de loi de la province de Guangdong : de rendre illégal l’expédition et la vente de chats ou de la viande de chat, et tout autre produit dérivé. Nous appelons aux gens partout dans le monde et en particulier nos compatriotes Chinois, à donner leur soutien à cette campagne pour la justice envers les chats et leurs amis.

Aidez – nous à crier plus fort !

Nous voudrions exprimer notre grande reconnaissance  aux personnes qui ont signé et qui nous ont soutenu.

Voici, comme référence la lettre en français.

Madame/Monsieur,

Nous écrivons pour demander aux membres du NPC  (les autorités en législation) de la province de Guangdong :

D’interdire le marché atroce de viande de chat dans votre région, Guangdong, China.

La province est notoire pour son marché de viande de chat.

Les chats sont attrapés  partout dans le pays, quotidiennement, et expédiés par camion vers le marché, d’où ils sont vendus aux restaurants et tués pour en faire de la nourriture.

Ce marché n’est pas un marché traditionnel, mais purement et simplement un lieu d’ activités criminelles.

Premièrement, les chats, qui sont volés dans des foyers et des régions partout dans le pays ne devraient pas être vendus et tués. Ils sont des compagnons aimés, surtout  de nos ainés en Chine. Imaginez-les, ces compagnons aimés, suspendus par le cou, écorchés vifs et jetés dans de l’eau bouillante quand ils sont encore conscients ! C’est ce qui se passe en ce moment à Guangdong, pourtant une des provinces les plus « développés » en Chine. Nous vous demandons d’arrêter ces pratiques barbares !

Deuxièmement, cette horrible cruauté envers les chats, nos compagnons familiers,  ne peut que choquer nos enfants et à détruire leur confiance  en la moralité des humains. Nous aurons une future génération sans compassion ni considération morale pour les animaux, ou pour les humains.

Qui plus est, ce commerce sanglant et criminel nous a apporté de la honte. Guangdong est une province économiquement développé avec de nombreuses grandes villes qui sont d’importants centres commerciaux et touristiques du pays. Il faut absolument faire quelque chose pour mettre fin aux monstrueuses activités de vol, vente et massacre de chats ! Elles ne sont pas dignes d’un grand pays comme la Chine, qui veut être considérée  comme étant une démocratie moderne !

Nous demandons que les chats, viande de chat, fourrure et tout autre produit dérivé soit interdit de ces marchés, ainsi que l’expédition de chats d’autres provinces vers Guangdong.

Nous demandons que les voleurs de chats soient arrêtés et punis.

Nous demandons que le gouvernement  éduque les gens de ne pas abuser d’animaux pour en faire de la nourriture.  Il est nécessaire d’enseigner le respect des animaux.

Nous vous prions de tout notre cœur de faire quelque chose ; écoutez les cris des victimes, chats et humains. Nous espérons voir bientôt la fin de cette terrible cruauté, grâce à la justice du pays.

Respectueusement vôtre.

Pour signer la pétition:
http://animals.change.org/petitions/view/ask_the_law_makers_of_guangdong_china_to_ban_slaughtering_of_cats_

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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 07:14

Vous pouvez dès à présent consulter la nouvelle version du projet de loi intitulé "Loi contre la maltraitance" sur le site internet suivant: http://cid-4ae69389fa77869d.skydrive....

Tous les commentaires, remarques ou rectifications sont les bienvenus.

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10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 18:32

Du 27 au 28 mars 2010, a eu lieu, à Pékin ( Chine ) le Forum international sur la législation pour la protection et la gestion des animaux en Chine.
Ce forum est organisé conjointement par l’Académie Nationale Chinoise des Sciences Sociales, Animal’s Guardian et The Royal Society for the Prevention of Cruelty of Animals et présidé par le Professeur Chang jiwen : le responsable du projet de loi.


Environ 180 personnes, composées de représentants d’associations chinoises de protection des animaux, d’experts en droits et juridiction chinois et étrangers venant des Etats-Unis, du Royaume-Uni, d’Australie, de Nouvelle Zélande, de France, et de Hongkong ( région administrative spéciale ), ont participé au forum. Etaient présents aussi les représentants de la commission juridique du Comité Populaire National, de la commission des ressources environnementales du Comité Populaire National, du Ministère des Sciences et de la Technologie, du Ministère de la Justice, du Ministère de la Protection de l’Environnement, du Ministère des Affaires Etrangères, du Bureau National de la Sylviculture, du Ministère de l’Agriculture et du Ministère des Affaires Commerciales.
Avant le forum a été publiée en Chine le document « Proposition de loi contre la maltraitance envers les animaux de la République Populaire de Chine » ( version expert ).
( La version française sera publiée très prochainement )
Durant les deux jours de discussions intensives, nos amis chinois se sont montrés responsables et déterminés en énonçant leurs idées, leurs suggestions et leurs réserves sur certains articles. Beaucoup de leurs interventions ont été applaudies…et les participants se sont mis d’accord sur les 4 points suivant :


1, Une simple réprobation morale ne peut résoudre les problèmes de maltraitance ---- survenus de manière répétitive ---- envers les animaux en Chine, il faut une loi contre la maltraitance envers les animaux. Etant un pays en voie de développement, la législation chinoise nécessite un processus durant lequel on doit s’inspirer de l’expérience des pays étrangers en matière de législation quant à la protection des animaux pour progresser et améliorer cette législation, qu’elle soit à la fois en phase avec la situation nationale et les traditions du pays et accélératrice du développement économique et social.


2, La clarté de la prise de position du document « Loi contre la maltraitance envers les animaux de la République Populaire de Chine » a permis d’être mieux acceptée par l’opinion publique plutôt que des intitulés tels que « Loi relative à la protection des animaux », « Loi pour le Bien être des animaux », « Loi pour la Bienveillance envers les animaux », répondant mieux aux besoins actuels.


3, Une proposition globale est préférable à une proposition détaillée en l’état actuel des choses. Des améliorations pourront être apportées une fois cette proposition de loi votée.
4, La moralisation de la société doit s’accompagner d’une éducation éthique du peuple, de son appropriation des droits et de sanctions légales en cas d’infraction.
……

CCTV, TV Pékin, Radio Nationale et de nombreux journaux tels que « Le Quotidien du Peuple », « Le Journal National de l’Environnement », « Le Quotidien sur l’Edification Légale », « Le Quotidien du Parquet » ont couvert le forum.

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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 23:45

(Pékin, Chine) - Le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW-www.ifaw.org) félicite la Chine d’avoir rédigé sa première loi de protection animale visant à condamner et à punir les maltraitances et les actes de cruauté infligés aux animaux. Le projet de cette loi de protection animale qui définit les bases selon lesquelles les animaux doivent être traités est actuellement mis en ligne pour une consultation publique.

Récemment, plusieurs villes chinoises ont privilégié les abattages massifs de chiens sous prétexte de présence du virus de la rage, tuant ainsi brutalement des dizaines de milliers d’animaux. De tels massacres n’auront plus cours lorsque la loi sera adoptée.

Par ailleurs, en accompagnement de ce projet de loi, des modifications concernant la Loi Criminelle chinoise ont été suggérées afin de traduire les actes de cruauté envers les animaux en infractions pénales.

Des millions d’animaux souffrent horriblement chaque année que ce soit dans les zoos ou les parcs, dans les fermes, sur les marchés ou dans les rues, dans les laboratoires ou lors des transports à destination des abattoirs. Souvent ignorants de la souffrance ressentie par les animaux, les hommes les considèrent uniquement comme une “ressource” et leur infligent les pires cruautés. Les renards sont dépecés vivants pour leur fourrure. Les ours ont le corps mutilé afin d’en extraire la bile. Les tigres, dont on arrache les dents et les griffes, sont enchainés à même le sol afin de faciliter les photographies aux côtés des touristes. Les chats sont ébouillantés vivants avant d’être consommés. Les chiens sont battus à mort afin de prévenir la rage et contrôler leurs populations”.

“La Chine vient de faire un pas en avant considérable, non seulement pour les millions d’animaux victimes d’actes de cruauté mais aussi pour le pays qui véhicule ainsi une image de progrès social et d’harmonie” déclare Grace Gabriel, directrice du bureau IFAW Asie. “La cruauté envers les animaux génère de la souffrance animale mais traduit aussi une dégradation de la société. Imaginez ce que ressent un enfant témoin de ces actes brutaux…Il grandira avec l’idée que c’est la façon appropriée de traiter un être vivant .”

Le peuple chinois ressent profondément la nécessité d’avoir une législation condamnant les actes de cruauté envers les animaux. Récemment, suite au massacre de près de 40 000 chiens à Hanzhong, un sondage en ligne a révélé que sur les 63,000 participants, 89% souhaitaient la rédaction d’une loi interdisant les actes de cruauté envers les animaux.

Le projet de loi présente les lignes directrices permettant de prévenir les maladies et de prodiguer les soins médicaux adéquats aux animaux. Les animaux sauvages, les animaux de ferme, les animaux de compagnie, les animaux de laboratoire et les animaux utilisés comme outils de travail sont concernés par ces mesures. Par ailleurs, des recommandations relatives au bien-être des animaux de rente lors de leur transport et de leur abattage ont été incluses.

Le travail d’approfondissement entourant ce projet de loi est mené par une équipe spécialisée regroupant des chercheurs dirigés par le Professeur Chang Jiwen de l’Académie chinoise des Sciences sociales et appuyé par des associations de protection animale à l’image d’IFAW. Après la période de consultation publique, le projet de loi sera soumis à l’Assemblée nationale populaire, l’organe du pouvoir législatif en Chine.



IFAW ( www.ifaw.org , Fonds international pour la protection des animaux)

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  •  Promouvoir une législation chinoise en faveur des animaux du pays.
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